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DELFMEMS

Un homme, Olivier Millet, une technologie à la pointe des attentes des industriels de la micro électronique et des télécoms : Delfmems est un projet très ambitieux, dont les qualités ont été reconnues par les plus grands acteurs régionaux de l’innovation.

 Olivier MILLET : avant tout une vocation entrepreneuriale
Ingénieur ISEN, Olivier Millet a fini sa thèse à l ’IEMN en 2003, puis a connu 2 ans de chômage pour préparer son projet. En 2004, il a gagné le concours national d’aide à la création d’entreprise innovante du Ministère de la Recherche et obtenu 45 K€ pour l’émergence du pro jet, l’année suivante il était lauréat en « création développement » et bénéficiait d’une aide de 425 K€.

L’aventure d’Olivier Millet, n’est pas celle d’un chercheur valorisant ses travaux de recherche … Besoin de challenge et quête de reconnaissance ont très tôt éveillé l’entrepreneur qui sommeillait en lui.

Olivier Millet exprime l’intérêt d’un doctorat : selon lui, mener à bien un projet personnel, en gérant la nécessité d’interagir avec d’autres personnes, lui a permis de bien se préparer au rôle de chef
d’entreprise.

Autonomie, gestion des aides extérieures, force de conviction sont des qualités développées lors de son projet doctoral qui lui sont bien utiles face aux institutionnels comme aux membres de son équipe.

 Le MITI, des aides bien ciblées
Delfmems a bénéficié d’un ensemble de soutiens d’acteurs institutionnels, dont le MITI, sur des domaines variés.

Du cahier des charges de l’étude de marché, à la pertinence des conseils sur la propriété intellectuelle, du recrutement de stagiaires à la veille technologique et concurrentielle : Delfmems a vraiment été entourée.

Etre accompagné sur le long terme, dans un projet d ’une telle envergure est vraiment décisif pour l’entrepreneur.

 Avec l'IEMN, un partenariat riche
L’IEMN a apporté et apporte encore beaucoup à Delfmems.

Avant même sa création, l ’équipe de Delfmems a eu accès aux laboratoires de l’IEMN. Des ingénieurs ont développé les premiers prototypes, ce qui a évité à Delfmems de sous-traiter.

En contrepartie, Delfmems a financé une thèse CIFRE pendant 3 ans pour le laboratoire. Ensuite, Delfmems a aussi pu bénéficier des relations privilégiées de l’IEMN avec de grandes entreprises.

La moitié des effectifs de Delfmems y ont été formés dans le cadre de thèses. Si l’IEMN n’a pas directement aidé au développement commercial il a, en revanche, aidé à trouver des interlocuteurs régionaux.

 Un pari industriel
Créée en novembre 2005, Delfmems a développé une technologie dont la phase de recherche vient de se finaliser.

Cette technologie d’interrupteurs pour les signaux, basée sur les mems, a pour marchés potentiels la téléphonie et l ’électronique ; en bref, tout ce qui nécessite du transfert d’information…


Delfmems conçoit et développe elle-même sa technologie et sous-traite la production de son produit, sensé remplacer, par exemple, les transistors actuels de la téléphonie mobile, car augmentant de façon significative la durée d’autonomie des téléphones mobiles.

 Un enjeu majeur : trouver des investisseurs
Réalisant d’abord des prestations de service autour des mems, Olivier Millet a eu l’idée d’un premier brevet en mars 2005 pour répondre à la problématique de fiabilité des interrupteurs.

Aujourd’hui, Delfmems concentre des investissements importants : Oséo a mis un million d’euros dans le projet ; Inovam, Finorpa, Nord Création et Valeur & Territoire sont entrés au capital de l’entreprise.

Malgré ces aides, Delfmems connaît des besoins en financement de l’ordre de 3 à 4 millions d’euros, ce qui semble peu pour le secteur mais représente une contrainte importante.

Olivier Millet le concède volontiers, son projet concentre des risques énormes. Néanmoins : volonté, temps et énergie permettent de convaincre les investisseurs et les salariés du potentiel de Delfmems, malgré la jeunesse de l’équipe.

Si l’on y regarde de près, les investissements contractés par Delfmems, sont environ 10 fois inférieurs à ceux levés aux USA par les entreprises innovantes du secteur.

 Se faire connaître pour amorcer la commercialisation
Même si Delfmems ne dispose pas pour le moment d’un responsable marketing, l’entreprise use de différents moyens de promotion de son savoir-faire et de ses produits.

Del fmems a créé un réseau de représentants dans plusieurs pays, afin de développer des relations commerciales avec un maximum d’industriels intéressés par cette nouvelle technologie.

L’approche des prospects se fait très souvent aussi, en direct. La présence de Delfmems sur des salons professionnels ainsi que ses publications scientifiques sont également utilisées pour favoriser son développement commercial.


Les premiers interrupteurs encapsulés ont été livrés cet été et depuis, a démarré la phase de négociation et d’échantillonnage pour les marchés de l’électronique et de la téléphonie.

Après 5 ans d’existence, les premières ventes devraient bientôt se concrétiser !

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