Sélectionnez une thematique :

Vous êtes ici : accueil > Focus Laboratoire > Au LIFL, la recherche de haut niveau rime avec développement économique

De la réalité virtuelle à la réalité économique

Christophe Chaillou est responsable valorisation STIC du LIFL et de la thématique Interaction, coopération, image. A ce titre, il est très impliqué dans la plateforme Pirvi qui met à disposition des projets des équipes de recherche ou des entreprises, à la fois des équipements de pointe en matière de réalité virtuelle (salle d'interaction collaborative 3D, scanner 3D, tables tactiles) et des compétences et expertises de premier plan.

Christophe Chaillou a accompagné les projets de plusieurs entreprises. “Qu'il s'agisse de la création d'Idées 3Com par Jean-Michel Flamant (voir aussi la rubrique Focus entreprise) ou, en ce moment, du projet de Maxence Dislaire, j'ai toujours eu à coeur de les aider dans leurs réflexions. Je les ai conseillés au fur et à mesure, nous avons confronté nos idées, nos connaissances. Ma fonction principale est la recherche et la publication de mes résultats mais nous ne pouvons pas faire abstraction de ce qui nous entoure. Les institutions, locales comme nationales, attendent aussi que nous créions des emplois. La valorisation des travaux de recherche, le transfert de technologie font aujourd'hui partie de nos missions."



Le LIFL: un pionnier des coopérations

"La collaboration avec les entreprises est une habitude ancienne du laboratoire comme en té- moigne, par exemple, notre coopération avec GemPlus/Gemalto. Mais, nos coopérations se sont largement développées depuis une dizaine d'années.
Pratiquement, toutes nos équipes sont engagées dans des travaux de recherche avec les entreprises qu'il s'agisse de projets européens, de projets de l'Agence nationale de la recherche ou encore dans le cadre des pôles de compétitivité ou d'excellence comme Picom ou le Pôle Image."

Pour Sophie Tison, "les travaux menés en lien avec les entreprises interagissent à des degrés divers avec nos recherches. Cela peut aller de la confrontation d'idées en termes de recherche fondamentale à la validation de modèles en fonction des besoins des entreprises."



Au LIFL, la recherche de haut niveau rime avec développement économique

Laboratoire de renommée internationale, le Laboratoire Lillois d'Informatique Fondamentale (LIFL) est aussi un acteur clef de la valorisation de la recherche en Nord-Pas de Calais. En effet, sur les 17 é- quipes et 200 personnes que compte le LIFL, la quasi totalité est impliquée dans des travaux mixtes avec des entreprises. Mais, au delà des coopérations en recherche, le LIFL, par l'entremise de la plate-forme technologique Pirvi et de son responsable de la valorisation STIC, Christophe Chaillou, se considère aussi comme un acteur économique. Le laboratoire développe et entretient au quotidien des liens étroits avec le secteur marchand : de la confrontation d'idées aux conseils scientifiques avisés en passant par le développement de projets ambitieux. Le LIFL est dirigé par Sophie Tison. "Le LIFL est un laboratoire commun CNRS / Universités de Lille 1 et Lille 3, qui travaille en étroite collaboration avec l'Inria et est membre de la fédération Ircica. Le LIFL est constitué de 17 équipes qui travaillent sur trois thématiques : Infrastructures logicielles et systèmes embarqués, Interaction coopération, images et modèles algorithmes et calcul."



Un laboratoire actif et attractif

Et ce n'est pas qu'une mission, pour Christophe Chaillou, la valorisation de la recherche a des effets très directs sur le fonctionnement de laboratoire : "Bien sûr il y a les contrats financiers mais ce n'est pas le plus important, les effets positifs se font aussi sentir sur notre recrutement, nous pouvons recruter des doctorants de très grande qualité grâce à cette image de laboratoire "actif" et puis nous sommes davantage attractifs pour des permanents. Sur un autre plan, confronter nos idées avec le terrain nous permet, dans certains cas, de "sentir" ce qui deviendra les thématiques d'avenir dans nos secteurs de recherche ce qui est très important."
Côté revers, "développer des relations de qualité avec le milieu économique prend du temps et peut, dans certains cas, handicaper nos recherches ou nous faire prendre le risque de perdre le haut niveau, mais c'est avant tout une question d'organisation.”



Pour info
  • De nouveaux projets intègrent le MITI

    Le comité d’engagement du 10 juin 2010 a retenu en incubation trois nouveaux projets d’entreprises. Le premier projet est porté par M. Camille THIRIEZ qui développe en partenariat avec l’INRIA une solution de gestion énergétique des bâtiments. Le second projet retenu est celui de Mlle Keyu CHEN, docteur en génie électrique qui valorise une solution de modélisation et de gestion de motorisation hybride développée par le laboratoire L2EP de l’université de Lille 1. Le dernier projet est porté par M. Michel STOCK. Baptisée TECHNOPOOL, l’entreprise dé- veloppera et commercialisera des piscines à fond mobile ayant des fortes performances en matière d’isolation thermique. Ce projet impliquera également l’ENSAM.

  • Hydrelis boucle un tour de table de 3,8 millions d'euros

    Hydrelis, entreprise basée à Boulogne-sur-mer, conçoit et fabrique des disjoncteurs d'eau, qui détectent et coupent les fuites d'eau sur un ré- seau collectif ou individuel. Leur premier produit, le Clip-Flow, est commercialisé depuis 2007 et a fait preuve de son efficacité en terme d'é- conomie d'eau et de retour sur investissement. Le développement du CLIP-Flow avait fait intervenir le laboratoire L2EP de l'ENSAM, dans le cadre d'une incubation au MITI Incubateur Nord Pas de Calais. La société, créée en 2004, vient de lever 3.8 millions d'euros auprès de financeurs, dont un fond d'investissement parisien. Ces capitaux sont destinés au dé- veloppement commercial de l'entreprise, qui lance une nouvelle gamme de produits destinés aux entreprises et grands opérateurs.

    www.hydrelis.fr