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Quatre grandes voies de valorisation

« La première grande voie de valorisation est celle du licencing direct » explique Sylvain Karpf. Lorsqu'une entreprise est intéressée par un logiciel ou une brique technologique déjà développée par les chercheurs, l'Inria lui accorde une licence et l'accompagne. Voie rapide et directe de valorisation, le licencing direct est cependant assez rare.
La deuxième stratégie, moyen de valorisation immédiate également : celle de l'open-source. La technologie mise au point dans les laboratoires est mise à disposition de tous, gratuitement. C'est le cas, par exemple, du logiciel de simulation médicale Sofa qui permet la modélisation de corps déformables en temps réel. Complexe et capitale, la stratégie de l'open-source est étudiée et mise en place par la Direction Transfert et Innovation (DTI) de l'Inria.
La collaboration entre laboratoire et entreprise est plus fréquente. C'est la troisième voie de valorisation. Une entreprise fait appel à l'Inria pour travailler sur une brique technologique nécessaire à leur projet. Ici, l'entreprise dirige la recherche selon ses besoins, c'est du travail « sur mesure ».
Dernière voie possible, la création d'entreprise. Une équipe a produit une technologie, mais aucune entreprise ne convient pour le transfert. Certains membres de l'équipe peuvent alors porter le projet et créer une start-up qui valorisera leurs recherches. Jeunes et motivés, ce sont souvent les thésards ou les CDD qui se lancent dans l'aventure. Ils créent leur futur emploi. Il est plus rare qu'un chercheur porte le projet. La plupart du temps, il devient consultant pour l'entreprise.



L'Inria valorise ses recherches

Paris, Nancy, Grenoble, Rennes, Saclay, Sophia Antipolis, Bordeaux et depuis janvier 2008... Lille. L'Inria, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique, est composé de huit centres. Situé à la Haute-Borne, le centre de Lille est le dernier arrivé. Les recherches portent sur les sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC), un domaine riche en applications. Il est fréquent qu'un savoir-faire ou un logiciel élaboré par l'équipe de chercheurs se retrouve dans les mains des entreprises. Selon Sylvain Karpf, responsable transfert et innovation du centre de Lille, "tout est mis en œuvre pour que les résultats de recherche trouvent un utilisateur". Particulier ou entreprise, payant ou non : tout est possible. En réalité, à l'Inria, il existe quatre types de stratégie pour assurer ce transfert technologique vers l'entreprise: Le licencing direct, l'open-source, la collaboration chercheurs-entreprises et la création de start-up.



Une start-up, un an de cheminement

Avant de créer une start-up, le projet doit arriver à maturation. « Il faut compter une année de process à partir de la détection du projet » réfléchit Sylvain Karpf. Un process long, aux multiples étapes. Lorsque dans un centre, un projet prend forme, l'équipe de chercheurs soumet son dossier au Comité national de l'Inria qui se réunit tous les deux mois. Il en ressort un ensemble d'avis et conseils pour orienter le travail de l'équipe. Suite à cette réunion, le comité national peut décider d'allouer des moyens aux chercheurs pour développer leur projet. De l'argent qui peut servir à payer les chercheurs, à développer leur projet, à ajouter un ingénieur en support, à embaucher des CDD... Cependant, le centre régional de l'Inria reste très indépendant. En cas de non-financement par le Comité, il peut décider de soutenir le projet. En parallèle, lorsque leur dossier prend forme et que la technologie est arrivée à un niveau de maturation suffisant, les porteurs entrent en incubation afin d'approfondir l'étude économique et de passer le marché au crible.
Une fois le projet arrivé à maturation, au niveau technologique et économique, les porteurs peuvent alors créer leur start-up. Une étape décisive. L'Inria accorde une licence d'exploitation à la start-up naissante. De nouveaux acteurs peuvent entrer en scène : les Business Angels peuvent venir renforcer l'équipe de créateurs en investissant des fonds dans l'entreprise. Une fois le projet lancé, c'est aux porteurs de faire leur preuve.



Pour info
  • Croissance en cours

    Après avoir bouclé avec succès un tour de table de 3,8 millions d'euros en 2010, HYDRELYS s'installe dans un atelier relais construit par la communauté d'agglomération du Boulonnais sur le Parc d'activité de Landacres. La société développe donc son activité et propose aujourd'hui aux particuliers, entreprises et collectivités, une gamme complète d'appareils et solutions évolutives de gestion de l'eau. Son effectif est aujourd'hui de 15 salariés.

  • Un été fertile en création

    Peu avant l'été, c'est d'abord Jérôme VALETTE qui a engagé le "mouvement" et créé WINDISPLAY, société spécialisée dans le développement et l’intégration des technologies éoliennes et solaires au sein de concepts de mobiliers urbains innovants. Puis début Août, Charles SARRAZIN et Sébastien DAMAGEUX ont fondé Voiléo, société qui developpera et commercialisera des éoliennes innovantes. Enfin, fin août, c'est la société ANAXA-VIDA portée par Chaabane DJERABA qui a vu le jour. Cette société développe une technologie logicielle innovante d’analyse d’objets en mouvement appliquée aux comportements humains, et en particulier aux comportements des consommateurs.

  • Ca déménage !

    Les sociétés Delfmems et Idées-3com quittent la ruche Ciel et prennent leur envol. Delfmems, qui développe des commutateurs radio-fréquences basés sur la technologie Mems, est désormais installée au sein du HUB Innovation du parc scientifique Haute-Borne (Villeneuve d'Ascq). Idées-3Com, créateur d'applications en 3D interactive dédiées au marketing en ligne, poursuivra quant à elle son développement à la Plaine Image (Roubaix).

    www.delfmems.com
    www.idées-3com.com