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Ecole Centrale de Lille : c'est aussi la recherche

Pour beaucoup, l'École Centrale de Lille (ECLille) se résume à sa formation d'ingénieur. Pourtant la recherche occupe une place importante au sein de cet établissement, installé sur le domaine Universitaire de Villeneuve d'Ascq, tout comme l’Université de Lille 1. Avec ses 6 laboratoires spécialisés, l'ECLille couvre même la quasi-totalité des sciences de l'ingénieur: mécanique et génie civil au LML (laboratoire de mécanique de Lille), électronique au L2EP (laboratoire d'électrotechnique et d'électronique de puissance de Lille), microélectronique et acoutique à l'IEMN (institut d'électronique, de microélectronique et de nano- technologies), génie des procédés à l'UCCS (unité de catalyse et de chimie du solide), automatique et traitement de l’information au LAGIS (laboratoire d'automatique, de génie informatique et signal) et management et modélisation d’entreprise avec le LM2O (laboratoire de modélisation et de management des organisations). En terme d'effectif, ce sont 90 chercheurs, enseignants-chercheurs et 117 doctorants qui sont porteurs des compétences reconnues de l'éta- blissement. Des compétences que l'ECLille ne se contente pas de développer, mais qu'elle met aussi à profit en menant depuis plusieurs années une politique de valorisation en interaction avec le monde de l'entreprise.



Une valorisation de la recherche structurée

L'Ecole Centrale de Lille répond chaque année à des appels d'offres publics émanant de l'ANR, de projets Etat-Région ou européens, comme à des appels d'offres privés. Conception de prototypes, rapports d'étude, démonstrations, préconisations techniques,... de nombreux industriels font appel à son expertise. En 2010, les recettes contractuelles représentaient 19% du budget annuel de l'ECLille. Consciente de l'importance d'une valorisation de la recherche maîtrisée, l'ECLille s'est dotée en 2003 d'un service des activités industrielles et commerciales (SAIC). Ce service renforce la valorisation de la recherche en développant, en amont, la négociation commerciale et juridique des contrats avec les acteurs privés, et en aval, la propriété intellectuelle par le dépôt de brevets. « En parallèle des brevets communs déposés avec des industriels, brevets issus de l’activité industrielle et commerciale, l’Ecole Centrale de Lille s’est dotée d’un budget de 15 000€ annuel consacré aux dépôts de brevets pour la production scientifique de ses équipes de recherche réparties dans les laboratoires susmentionnés » précise Virginie Caigny, chef du service recherche et valorisation. En complément de l’activité contractuelle et de la recherche fondamentale ou appliquée produite par les laboratoires, l'ECLille, tournée également vers l’innovation, participe à la plateforme d'incubation d'entreprises GENI (Grandes Ecoles du Nord Incubation) en collaboration avec l'École des Mines de Douai, l'ENSAM, SKEMA et l'ENSAIT. GENI réunit trois incubateurs de la région (Innotex, APUI et TONIC) et mobilise les ressources et compétences des cinq grandes écoles pour accompagner les créateurs d'entreprises innovantes. Une piste de valorisation évidente pour Emmanuel Duflos, directeur adjoint et de la recherche à l’ECLille : « il est primordial de connaître parfaitement les métiers de nos secteurs d’activité pour savoir détecter les idées porteuses et soutenir ces entrepreneurs. En ce sens, la synergie de l’ensemble des écoles est une réelle valeur ajoutée ».



De nombreuses retombées

Les recettes contractuelles et le renouvellement des équipements permis par ces partenariats avec le privé ne sont pas les seules motivations de l'École Centrale de Lille à faire de la valorisation de la recherche un point important de sa politique de développement. Indirectement, cette proximité avec le monde de l'entreprise offre de nombreuses autres retombées. Trois chaires d'entreprises, par exemple, ont été mises en place à l'ECLille dans les domaines de l'e-commerce, du développement durable et des réseaux électriques. D’autres sont en cours de négociation. En parfaite adéquation avec les attentes des secteurs économiques, ces formations garantissent une insertion optimale dans le marché du travail. Côté recherche, de nombreuses thèses sont financées par des entreprises (près d'une sur deux). Lors de la collecte de la taxe d'apprentissage également, cette proximité porte ses fruits.
« La production de connaissances et l’innovation sont les moteurs de notre motivation» insiste Emmanuel Duflos. « La recherche est l'un de nos piliers, notre carte de visite. Elle nous permet de nous positionner autant dans les secteurs scientifiques que dans les différents secteurs économiques et ce, à tous les niveaux : régional, national et international. La valoriser, c'est donc aussi investir dans l'avenir de l’école et des entreprises pour leur permettre de conserver leur avantage concurrentiel dans la compétition mondiale. »



Pour info
  • Keedo, nouvelle expérience d’achat interactive

    Improveeze, société spécialisée dans les solutions tactiles MultiTouch apportant en magasin toute la richesse et la puissance d’internet, s’est associée avec les sociétés Instore Solution et A-Volute pour créer Keedo, un dispositif interactif de shopping pour points de vente, dédié aux enfants accompagnés de leurs parents. Sélectionné parmi 18 projets, Keedo fera partie des 8 projets exposés dans le cadre du parcours client proposé par le New Shopping Experience 2.0 by PICOM, lequel s'est tenu au salon VAD e-commerce 2011 des 18,19 et 20 octobre dernier au Grand Palais de Lille. Cette collaboration sera la première entre Improveeze et la société A-Volute, start-up régionale et expert mondial du son 3D pour les applications industrielles. A-Volupte a également été incubée au sein du MITI il y a quelques années.

  • Nouvelle incubation au MITI

    Lors du dernier comité de sélection d'octobre, un nouveau projet a fait son entrée en incubation. L'équipe a pour objectif de créer une centrale de réservation et de gestion des dépenses de déplacements pro- fessionnels.

  • Vekia, entreprise d'avenir

    Créée au sein de l'Inria Lille Nord Europe par Pierre-Arnaud Coquelin et Manuel Davy, Vékia édite des logiciels pour le commerce. Le magazine l’Entreprise, en partenariat avec Ernst & Young, intègre Vekia dans son classement des entreprises d’avenir. Vekia fait partie des 72 entreprises françaises sélectionnées pour son potentiel, sa gestion et son innovation, la première étape avant d’intégrer le top 150 des PME les plus rentables de France, édité par ce même magazine.

    www.vekia.fr